Procrastination active

Port Grimaud…

14 Octobre 2006, 10:17am

Publié par Grug

 

Extrait de la série : mes pieds à travers le monde.

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xav 15/10/2006 20:48

Bonjour,

Félicitations pour votre site qui est vraiment bien conçu! J'ai créé un annuaire de blogs et si vous souhaitez vous y inscrire voici l'adresse: http://netblog.site.cx !

Bonne continuation

Jean-Michel 15/10/2006 15:26

Oups !
J'ai oublié des mots dans l'avant-dernier paragraphe. Il faut lire :
"ce « Port Grimaud » de noir et de blanc nous fait pleinement partager", etc.
Pardon.

Jean-Michel 15/10/2006 15:19

Dessin à dérouler en actionnant la molette de sa souris.
Une première partie est nettement figurative (l'arrière d'un bateau, un pont en arc, quelques arbres, des voiles...), puis apparaît une portion quasi abstraite (entrelacs de traits évoquant la moire de l'eau), enfin une paire de mocassins et l'amorce de deux jambes de pantalon nous indiquent la présence d'un observateur.
Comme son affichage à l'écran nous oblige à explorer le dessin de haut en bas, la partie la plus éloignée du paysage est celle que lisons en premier, la partie la plus proche (proche du regard du dessinateur et, par la grâce de la perspective, proche aussi du nôtre) est celle qui nous est dévoilée en dernier. Après cette première découverte, inscrite dans notre mémoire, nous pouvons bien sûr relire ce dessin en partant du bas de l'écran. C'est une autre "narration" qui s'offre alors à nous...
Mais quel que soit le sens de notre lecture, nous voyons s'inscrire, entre deux moments figuratifs, presque narratifs, un moment de pure poésie graphique, dans lequel le trait vient danser à la surface de l'écran.
Le cinéma se permet couramment de ruser ainsi avec la vision immédiate, en la dé-spatialisant pour la reconstruire dans une durée, par un beau mouvement de caméra dont la vitesse peut varier. La peinture ou la bande dessinée doivent passer par des détours pour parvenir à un résultat équivalent.
Par le contraste fort qui isole - ou du moins distingue - le moment central, cette extase poétique, des deux portions figuratives qui l'encadrent, nous fait pleinement partager le sentiment de beauté ressenti par l'auteur.
J'espère que j'ai pas été trop long.